Fight Club

fight club - brad pitt torse nuFilm sorti en 1999 adapté du roman de Chuck Palahniuk, également auteur de Choke.
L’histoire remet en cause les normes sociales, à travers un duo qui s’oppose : Brad Pitt le rebelle / Edouard Norton le conformiste .
Dès le début du tournage, Norton s’est privé de nourriture tandis que Brad Pitt a fait des séances de bronzage et de musculation. Ce qui renforce notre vision d’un Brad Pitt qui monte en puissance face à un Edouard Norton qui dépérit.
Le twist final est bien amené et donne envie de revoir le film. Que ce soit dans les scènes de combat ou dans la relation avec Marla Singer (Helena Bonham Carter), l’histoire tient la route. Je ne me lasse pas de la scène de fin sur un fond de Where Is My Mind? des Pixies.
A savoir aussi : La fin du film diverge de celle du roman, car dans le roman Tyler Durden est placé dans une institution psychiatrique.
Un film qui confirme que David Fincher (Se7en (1996), The Game (1997)) est un réalisateur qui choisit bien ces scénarios..

Basic Instinct

basic instinct - blonde pic a glaceFilm de Paul Verhoeven (Total Recall, Robocop, Starship Troopers) sorti en 1992 avec Michael Douglas (Harcèlement, La Chute) et Sharon Stone. La fameuse Catherine Tramell, peu frileuse -souvenez vous de la scène de l’interrogatoire sans culotte- une mante religieuse torride manipulant le pic à glace, et qui joue avec Nick, un flic qui aime prendre des risques.
C’est le film qui a révélé Sharon Stone, et on comprend pourquoi. Plusieurs scènes marquantes pour l’ado que j’étais à l’époque..
Un Michael Douglas charismatique, même si dans ce rôle le pauvre a du mal à garder son sang froid et à penser correctement..
Un film qui a plutôt bien vieillit, avec un potentiel érotique certain.

L’exil des Juifs

l'exil des juifs jerusalem reportageUn documentaire Arte qui parle de l’histoire du peuple juif et de leur exil de Jérusalem au 1er siècle de notre aire. Le retour en terre sainte -en terre d’Israël- étant un élément fondateur de cette communauté.
Le reportage nous explique que d’après la légende, c’est la destruction du temple de Jérusalem par l’armée romaine qui a entrainé l’exil du peuple juif. Mais d’après les historiens et les archéologues, rien ne prouve cette version car les romains ne poussaient pas les peuples à l’exil. Tout ce qu’ils exigeaient c’est qu’on leur obéisse et qu’on leur verse un impôt. A cet époque, que les juifs et non juifs, vivaient dans la tolérance. Certains juifs étaient très bien intégrés dans la société romaine. C’est l’histoire qui a été déformée.
L’exil ferait parti depuis toujours de l’identité du peuple juif : lorsque Abraham reçoit les révélations de Yahvé, une des premières demandes est de quitter la ville d’Our, sa terre natale. Mais ceci est à voir comme une invitation à voyager et à quitter sa terre natale, et pas comme un départ forcé. Mais depuis, cette version de l’histoire relatant le grand exil s’est inscrit dans la mentalité collective. Un version qui arrangeait tout le monde : Pour les chrétiens, le peuple juif s’est retrouvé puni car ils ont trahi dieu. Pour les juifs, c’est un mythe fondateur de l’identité juive, qui a inspiré la création de de l’état d’Israël sur la Palestine en 1947.
Le reportage fait référence à plusieurs faits religieux qui m’ont échappé, mais j’en retiens que cette identification du peuple juif à "un peuple en exil" est sans doute très politique, et profondément liée à un antisémitisme dévastateur dans la première partie du XXe siècle.
Cela ne résout de toute façon pas le problème israëlo-palestien. Le retour des juifs en terre d’Israël a entrainé le départ d’une autre population installée de longue date. Si le premier était anciennement un peuple en exil, c’est au tour du second de se retrouver maintenant en exil..

Borgen, une femme au pouvoir

Série politique qui suit la composition et la gestion du gouvernement Danois par une femme premier ministre .  ("borgen" signifie "le chateau" en danois).
Les personnages ont leurs propres faiblesses qui les rendent intéressants et attachants. De Birgitte Nyborg (Sidse Babett Knudsen), la chef de parti propulsée Premier ministre à Kasper Juul (Pilou Asbaek), le spin doctor rompu à la politique politicienne, en passant par Katrine (Brigitte Hjort Sorensen) la jeune journaliste ambitieuse, tous dévoilent petit à petit leurs différentes facettes.
Toute l’intrigue liée à l’accès au pouvoir et à l’exercice de celui-ci est également intéressant : formation de coalitions pour obtenir la majorité, les coups de bluff, les coup bas, le trafic d’influence, les relations avec les médias..
Même si la formation du gouvernement au Danemark n’est pas la même qu’en France (ici le premier ministre est le leader d’une coalition, alors qu’en France il est nommé par le président), on accroche assez vite.
Merci Arte de nous avoir fait connaitre une série (non américaine) de qualité.

Alice

alice woody allen - flirt femme mariéeFilm de Woody Allen sorti en 1990 avec Mia Farrow qui,  dans la réalité, fut la compagne de Woody pendant 12 ans. Mia est par ailleurs la mère adoptive de Soon-Yi, que Woody a épousé en 1997..
Ici Mia joue le rôle d’Alice, une femme mariée à Doug, un homme très riche (William Hurt vu dans Le Village, History of Violence, Into the Wild). Alice est troublée lorsqu’elle rencontre Joe (Joe Mantegna, vu plus tard dans la série policière Esprits Criminels) et se met à rêver de lui.
Dans la première partie un peu longue, Alice hésite. Doit-elle rester fidèle à son mari ou écouter son coeur, et vivre une passion cachée avec cet inconnu ? Parviendra elle à accomplir ses rêves : écrire un scénario de série TV ? partir en Inde pour rencontrer Mère Thérèsa ?
Elle sera aidée par Dr Yang, un médecin asiatique qui va lui donner des herbes aux pouvoirs étranges.. Elle pourra ainsi devenir invisible pour observer en secret Joe ou ses amies, ou de dialoguer avec son défunt amour de jeunesse (Alec Baldwin) ..
En tout cas, sa vie va être totalement bouleversée car elle va ouvrir les yeux sur beaucoup de chose.
On retrouve une morale à la Woody Allen "La vie est trop courte pour ne pas faire ce que nous avons envie de faire".
Egalement une petite note sur le succès : "Les gens qui connaissent le succès se coupent généralement de leurs anciens amis, qui leur rappellent leur statut d’avant" (thème déjà abordé dans un de ces précédents films Broadway Danny Rose)
On notera aussi que, comme le personnage d’Alice, Mia a également divorcé et est partie en Inde. On peut donc supposer que l’histoire est très inspirée de la vie personnelle de Mia.
Un film un peu long à démarrer mais qui fait réfléchir.

Je préfère qu’on reste amis

je prefere qu'on reste amis - Jean Paul Rouve celibataireUn film français sorti en 2004 sur les thèmes de l’amour et de l’amitié.
Claude Mandelbaum (Jean-Paul Rouve) est un célibataire timide qui souhaite rencontrer l’âme sœur. Il rencontre par hasard Serge (Gérard Depardieu) un divorcé qui enchaîne les aventures et devient son meilleur ami, "son pote de drague". Il va en effet l’initier aux soirées speed-dating, le pousser à s’inscrire dans une agence matrimoniale, ou l’inviter à des sorties entre célibataires..
Les deux acteurs occupent bien l’écran, certains passages sont amusants (la scène des montages russes par exemple). Seul soucis : l’histoire trop classique malgré quelques rebondissements secondaires.
On alterne instants comiques, et instant touchants (accompagné d’airs mélancoliques au piano). C’est la touche des réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache (par la suite auteurs de Nos jours heureux en 2005, Tellement proches en 2009, Intouchables en 2011).