Valhalla Rising

Mads Mikkelsen vikkingA l’époque des vikkings, Mads Mikkelsen est un guerrier silencieux, redoutable combattant qui brise des nuques, tranche des gorges, ou ouvre le ventre de ses ennemis vivant pour en sortir leurs tripes.
Un guerrier qui a donc le sens du spectacle, mais qui ne parle pas. C’est un enfant qui d’un seul regard, comprend ce qu’il a dans la tête et qui s’exprime à sa place.
Le réalisateur de ce film a tout misé sur l’esthétisme, un peu comme 2001, L’Odyssée de l’espace, avec des plans longs, silencieux, et avec une bonne couche de mysticisme. On pense aussi à Only God Forgive, pour le côté violent et un peu gore..
Bon ceci dit, quand il a des dialogues et un scénario qui tient la route, c’est mieux quand même.
Film à éviter.

La Fabrique du rire

gad elmaleh - la fabrique du rireDocumentaire Arte qui essaye de décortiquer le phénomène du rire.
S’alternent des extraits d’interviews de comiques (notamment Gad Elmaleh ou le moins connu humoriste belge Jos Houben), des extraits de spectacles (Les Deschiens) et des images de films (Charlie Chaplin).
La conclusion, c’est que le rire demande :
– le sens du rythme (savoir à quel moment sortir la phrase qui fera mouche, laisser un temps mort après un éclat de rire)
– du déséquilibre (Charlot "un clochard avec les manières d’un gentleman" en est le parfait exemple, avec physiquement même des pieds en canard qui évoquent la naïveté ou la maladresse, alors que le haut du corps est figé, en smoking)
– de la surprise
– et de l’énergie bien sur..
Il n’y a pas de recette miracle, mais on note que la plupart des comiques ont développé ce don dès le plus jeune âge, en faisait déjà de petits spectacle pour animer les repas de famille. Et lorsqu’il n’y a pas de famille, le public qui rit et applaudit devient un substitut à l’amour parental dont l’enfant manque..

Django unchained

django unchainedFilm de Quentin Tarantino. L’histoire se déroule au temps des exploitations de coton et de l’esclavage aux Etats Unis (donc avant 1860 et la guerre de Sécession ).
Le chasseur de prime allemand Christoph Waltz (déjà remarquable dans Inglorious Bastards de Tarantino) fait équipe avec Jamie Foxx, dans le rôle du fameux Django.
La petite copine de Jamie est une esclave appartenant au richissime Leonardo DiCaprio. Pour se rapprocher d’elle et la libérer, ils doivent suciter l’intérêt de Leonardo. Voilà pourquoi ils lui font croire qu’ils sont intéressés par l’achat d’un de ces lutteurs.. en lui faisant une offre très généreuse que Leonardo ne peut refuser..

-"You had my curiosty now you have my attention"

Le plan des deux faux business man se déroule comme prévu jusqu’au moment où Samuel Lee Jackson, pourtant esclave lui aussi, va avertir son maître de la supercherie..
On est assez choqué par des situations considérées comme "normales" au temps de l’esclavage : des lutteurs qui s’entre-tuent pour le spectacle, les brimades et représailles (coup de fouets, cloisonnement en plein soleil dans une boite en bois, sans eau, au milieu d’un champ), des hommes noirs que l’on tue sans pitié car ils sont devenus "inutiles"..
On est facilement pris par l’histoire et on se demande comment cela va finir. On s’attache facilement au jeu de rôle de ce duo, auquel on s’attache. Le personnage allemand s’avère très sensible pour un chasseur de prime.. Django reste quant à lui très muet, c’est le bras armé silencieux qui explosera lors du dénouement final en bain de sang. Cette dernière partie, très sanglante, manque par ailleurs de réalisme, un peu comme dans Une nuit en enfer, comme si Tarantino avait besoin d’une petite tuerie pour signer son oeuvre. La partie la plus intéressante reste le dîner chez Leonardo, avec une tension palpable et un double jeu des personnages assez succulent.
Dommage pour ce final trop violent. Même si c’est la touche habituelle de Tarantino, cette fois on s’en serait bien passé.

Monstres et cie

monsters et Co4e film d’animation en images de synthèse des studios Pixar. Deux monstres attachants sont les personnages principaux. Leur mission : s’introduire en douce dans les chambres des enfants humains, les effrayer pour les faire crier, et remplir des réservoirs. En effet le cri est l’énergie de base du monde des monstres.
On apprécie ces deux monstres qui n’ont pas un mauvais fond, et à la gamine toute innocente, que le gros monstre bleu essaye de protéger, même si celle-ci s’exprime en onomatopées ce qui limite un peu des les échanges il faut avouer..
Pour cette raison j’ai préféré le Monstre et Cie 2 : Monstres Academy, dont l’histoire se situe en amont de celle-ci, lorsque les 2 monstres étaient encore des ados qui venaient d’arriver à l’école.

Mother

mother - une mere prete à toutFilm sud-coréen sélectionné au Festival de Cannes en 2009 dans la catégorie "Un certain regard".
Yoon Do-Joon a 28 ans et souffre d’un léger retard mental. Il a un rapport très fusionnel avec sa mère, qui veille sur le grand enfant qu’il est.
Lorsqu’une jeune fille est retrouvée assassinée. Do-Joon est injustement accusé et placé en détention. Pour sa mère -qui n’a pas les moyens de se payer un avocat- commence alors un combat pour identifier le véritable coupable et innocenter son fils.
Un acharnement qui frôle parfois la folie et qui nous pousse à nous poser la question : Jusqu’où irions-nous pour prouver l’innocence un proche ? un membre de notre famille ?
Un bon thriller (c’est la mère qui mène l’enquête) avec de bons retournements de situation. A voir.

Now you see me

now you see me - Jesse Eisenberg magicienGrosse production à l’américaine. Un quatuor de prestidigitateurs-manipulateurs-mentalistes se réunit et organise une série de show "exceptionnels" durant lesquels ils vont dévaliser des banques, dépouiller le compte d’un millionnaire,  etc..
On a un gros gros casting avec : Jesse Eisenberg (The Social Network, Zombieland), Mark Ruffalo (Shutter Island ou la comédie romantique Et si c’etait vrai..), Woody Harrelson (Larry Flynt, A Scanner Darkly), Mélanie Laurent (Le Concert, Inglourious Basterds), mais aussi Morgan Freeman (Seven, Les Évadés) , Michael Caine (Alfred dans The Dark Knight), José Garcia (Rire et Châtiment, La Vérité si je mens)..
Le scénario est vraiment tiré par les cheveux et on a du mal à adhérer, même lorsqu’on est fan de l’univers de la magie.
Idem pour le retournement de situation finale, on y croit pas.
A éviter.