Rudolf Noureev – Le Saut vers la liberté

aeroport-rudolf-noureev1961. Guerre froide. Le danseur étoile russe Rudolf Noureev est à Paris pour quelques représentations. Il apprécie la ville, les gens qu’il rencontre et surtout la sensation de liberté (pré 68) qui plane, et qui contraste avec son URSS natal. Malgré la surveillence du KGB, il va faire le grand saut en s’echappant le jour du départ à l’aéroport, la seule solution pour lui pour rester en France, avec ses nouveaux amis.
Cette reconstitution manque d’images d’archive. Beaucoup d’interviews de gens qui l’ont connu à l’époque, d’anecdote, mais on aurait aimé plus d’images sur l’homme, notamment sur scène.

Hyperconnectés : le cerveau en surcharge

poutre-ecoleMise en situation :
Vous ouvrez votre messagerie professionnelle, et décidez de traiter l’un des mails. Vous ouvrez votre navigateur pour aller chercher une information. Entre temps vous recevez un message urgent via messagerie directe d’un collègue, puis une notification LeMonde sur votre portable, et enfin un message de votre petite amie.
Résultat : au retour sur le navigateur, vous avez oublié votre but premier, et l’objet du mail sur lequel vous étiez.
Si cette situation vous parle, ce documentaire est fait pour vous, car il vous rassurera : vous n’êtes pas le seul, ces problèmes de concentration sont liés aux nouvelles technologies.
Vous êtes surstimulés et devez (ré)apprendre à vous concentrer pour être plus efficace.
A garder en tête, l’exercice de la poutre, où il faut absolument rester concentré jusqu’au bout pour la traverser sans tomber..
Intéressant également en terme de fonctionnement cognitif.

La Reine Margot

la reine margot - adjaniLa belle et fougueuse Margot (Isabelle Adjani) est l’une des filles de la dynastie catholique des capétiens.
Elle est mariée un peu contre son gré au protestant Henri de Navarre -futur Henri IV- (Daniel Auteuil) dans le but d’apaiser les tensions de religions.
Mais celà n’empechera pas la nuit de la Saint Barthélemy commandé par le faible roi Charles IX (Jean Luc Anglade), influencé par la redoutable et cruelle Catherine de Medicis.
Certains passages sont romancés, notamment le personnage de La Môle (Vincent Pérez), qui a une relation singulière avec son meilleur ennemi, ainsi qu’une histoire d’amour passionnelle avec la reine Margot..
Ce film historique nous rappelle qu’à l’époque, la vie était bien fragile, surtout dans les familles au pouvoir où un empoisonnement -accidentel- n’était pas chose surprenante..

Gadjo, un prince chez les manouches

Gadjo Louis de Gouyon MatignonReportage de 53min sur Louis de Gouyon Matignon, un jeune étudiant en 3è année d’étude de droit, qui défend les gens du voyages et les roms. Depuis tout petit, il s’est interessé à cette communauté graçe à la musique manouche. Et aujourd’hui il mène plusieurs projets, avec l’ecriture de son premier livre, et la création de son premier parti politique.
Dans le reportage, sa vie s’alterne entre le 16e arrondissement, un milieu dans lequel faire du covoiturage pour gagner 10€ est « sévère », et le milieu forain où il entretien des relations d’amitié qui lui sont chères.
Dans l’ensemble, ce jeune homme parait sincère, mais ce grand écart social laisse beaucoup de gens perplexes, dans la haute société comme chez les forains. Sa reconnaissance, il ne l’obtiendra qu’avec le temps, à condition qu’il persévère…

Zatôichi

zatoichiTakeshi Kitano est un samouraï aveugle. Mais lorsqu’on a des sens aussi aiguisés que les siens, la vue est facultative.
Ces énnemis vont s’en rendre compte un peu tard..
C’est violent, avec des membres découpés, et sans pitié, avec des cadavres s’entassent.
Les motivations de vengence familiales sont déjà vues, et on devine assez rapidement que le film nous emmène vers un grand duel final avec le chef des mechants, dont l’identité n’est pas dévoilé..
Un bon film dans son style.

Des hommes et des dieux

des hommes et des dieuxFilm historique sur l’assassinat de 7 moines catholiques en Algérie en 1996. Leur communauté était très appréciée des villageois des environs, car ils vivaient humblement, rendaient des services à la population, qu’ils soignaient et à qui ils fournissaient des médicaments.
La casting est riche (Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, ..), l’histoire mérite d’être connue, et on est amené à réfléchir sur la foi et la vocation de moine, mais le film est long et déprimant.
Pendant 2h, on voit ces moines attendre leur dernière heure sans ne rien faire, si ce n’est prier et accepter leur sort.. ça semble bien passif, et même si ces individus vertueux étaient conscients des risques, on regrette qu’ils n’aient rien fait de concret pour éviter cette issue tragique.
Quant aux véritables commanditaires de leur assassinat, 5 minutes de lecture de la page wikipédia Assassinat des moines de Tibhirine nous en apprend plus que ces 2 heures de film.
Touchant, mais à éviter.