L3.0

L3.0Court métrage d’animation réalisé par des étudiants à l’ISART.
L3.0 est un petit robot qui vit dans un Paris vide, déserté de toute forme de vie. Il essaye de se distraire en vain, jusqu’au jour où il fait la rencontre d’un papillon..
On ressent de la sympathie de ce petit robot qui nous fait penser à un EVE de Wall-E, d’autant plus qu’il est tout seul et cherche de la compagnie..
Mais c’était sans compter sur le dénouement qui va nous faire revoir notre point de vue..
A retrouver sur viméo : http://vimeo.com/105329112

A l’origine

a l'origine - francois cluzet arnaqueurFilm inspiré d’un fait divers.
François Cluzet (Intouchables, Les Liens du sang, 11.6 -Toni Musulin-, En solitaire..) est Philippe Miller, un arnaqueur spécialisé dans le vol d’engin de chantier, qu’il emprunte en usurpant des identités. Lorsqu’il passe une nuit par hasard dans un hôtel d’une petite ville isolée, les habitants le prennent pour un autre : ils voient en lui le messie, le sauveur, celui qui va relancer le chantier de l’autoroute, à l’abandon depuis plus d’un an.
Il n’hésitera pas longtemps et va endosser ce rôle puisque très vite des sous-traitant rentrent en contact avec lui pour lui proposer d’encaisser des commissions en liquide..
Mais alors qu’il comptait fuir avec l’argent détourné, l’homme va s’attacher aux gens de la région, notamment la jeune Soko (actrice et chanteuse) et Vincent Rottiers (Qu’un Seul tienne et les autres suivront, Love and Bruises), et surtout à la madame la maire, Emmanuelle Devos (Sur mes lèvres), pour qui la reprise du chantier est synonyme de relance de l’économie locale..
On s’attache à ce François Cluzet solitaire et renfermé. Au départ manipulateur, c’est finalement son coté humain et solidaire qui prend le dessus. Dans cette ville, il va nouer de véritable liens affectifs, et ce sont ces liens qui vont le faire changer d’avis et le convaincre de ne pas fuir.
Le film fait aussi réfléchir sur le pouvoir de l’argent. Ce Philippe Miller parvient à faire bouger des montagnes juste en promettant de l’argent qu’il ne possède pas. Mais pour la plupart des financements, il se passe un peu la même chose : l’argent investit est souvent de l’argent qu’on ne possède pas (qu’on emprunte), et en cas de problèmes de liquidité, le château de cartes peut s’effondrer à tout moment.. Si on ajoute à ça le fait, que dans le film, au final, toute cette énergie collective est dépensée pour construire une portion d’autoroute qui ne sert à rien.. on peut faire de beaux parallèles avec le fonctionnement actuel de nos économies..
De très bon acteurs, une bonne musique, une histoire vraie. Un film à voir.

Raging Bull

raging bull - de niro boxeurScorcese adapte l’histoire du boxeur new-yorkais Jake la Mota, avec un Robert De Niro débordant de testostérone.
On en apprend beaucoup sur le champion, comme par exemple qu’il s’interdisait d’avoir des relations sexuelles plusieurs jours avant les combats pour rester au summum de sa rage.
Habitué à tout faire pour obtenir ce qu’il désirait, il s’est d’abord offert une belle voiture grâce à l’argent des combats, puis à séduit la plus belle fille du quartier, qu’il a ensuite épousé.
Car pour atteindre le plus haut niveau, il faut en effet beaucoup de volonté. L’homme a lutté contre la prise de poids, fait face à des offres de match truqué par la mafia, et surtout lutté contre lui même. L’homme était en effet loin d’être parfait notamment à cause de problèmes pour canaliser sa nature jalouse et violente.

– You fucked my wife? (youtube)

C’est surtout son entourage proche (sa femme et son frère Joe Pesci) qui ont subi ses sautes d’humeur dévastatrices.. Son comportement lui a causé du tord, et à l’heure du bilan, avant de monter sur scène dans un Night-Club à Miami, il lui reste encore les réflexes d’auto-motivation pris à l’époque des combats :

– i’m the boss ! (youtube)

Excellente prestation d’acteur, très bien mis en scène.
Un classique à voir.

Le genou de Claire

Le genou de claire - jean claude briali jeuneFilm d’Eric Rohmer sorti en 1970. Jérome (Jean-Claude Briali), 35 ans, est sur le point de se marier. Parti en vacances dans le cadre ensoleillé et bourgeois du lac d’Annecy, il y retrouve son amie roumaine Aurora, romancière, qui est sa confidente. Très vite, l’attention de celui-ci va être attiré par les jeunes filles d’un groupe de lycéens (dont fait partie le très jeune Fabrice Luchini), et notamment l’une d’entre elle, Claire, dont il rêve de toucher le genou..
C’est d’abord déroutant de voir un adulte tenter de flirter avec des filles de 16 ans. Si son amie l’encourage, c’est d’après elle pour les besoins de son roman, comme si elle voulait le mettre en situation de trahir son engagement, le placer dans une situation qui forcément entraînera des états d’âmes.
Il se prétend être la marionnette de cette femme (il lui dit : « Ce que j’ai fait, je l’ai fait pour toi ») mais finalement c’est lui même qui joue avec le feu, qui joue avec son propre désir et ses conséquences.
D’abord un jeu amoureux avec la fille de l’hôtesse de maison, qui va finalement se refuser à lui, et ensuite cette fascination pour le genou de Claire. Une partie de l’anatomie plutôt inhabituelle pour une fascination masculine, mais qui représente à la fois un objectif qui ne porte pas à conséquences (toucher le genou est-ce tromper ?) et atteignable.
Jérôme, en fin manipulateur, va profiter d’un concours de circonstances pour atteindre l’objet de son désir, mais sans aller plus loin, puisqu’il se désintéresse de Claire une fois qu’il est parvenu à lui toucher le genou.
Finalement, le fait d’avoir canalisé son désir vers un simple genou semble certes un peu pervers, mais ça a permis à Jérôme d’assouvir son désir, tout en restant dans les normes dans la morale.
Un film à voir comme une étude du désir.

Aïssa

aissa - expulsion congolaise - court metrageCourt metrage « humaniste ».
Aïssa, une jeune congolaise sans papier, passe un examen médical. Cet examen est pour elle d’une importance capitale..
De son côté, elle affirme en effet avoir 17 ans, mais si l’examen prouve qu’elle est majeure, elle risque l’expulsion.
Le contraste entre l’analyse rationnelle du médecin (commentée en voix off) et le regard inquiet de la jeune Aïssa qui reste quasi-muette est saisissant.
Au niveau du dénouement, on reste un peu sur notre faim, mais au niveau réalisation, le décalage de temps entre image et son est assez efficace (l’image projetée est accompagnée d’une prise de son postérieure à la scène).

Orange is the new black

orange is the new black - parloirSérie carcérale gentillette, commandée et diffusée sur Netflix. Comme l’un des personnages le dit dans les premiers épisodes, « Ici on est pas à Oz« , et c’est bien dommage.
Le personnage principal est une blonde (Taylor Schilling) qu’on peut qualifier de nunuche émotive.
L’originalité est donc ce décor de prison de femmes, mais une prison sans violence qui ressemblerait plutôt à une colonie de vacances. Les détenus se chamaillent pour des histoires de desserts, quand elles ne se font pas offrir des cookies par le directeur.
Une série à éviter.