The Hangover 2

very bad trip 2 - tatouage visageOn prend les mêmes, et on recommence, avec un scénario copié collé du premier volet Very Bad Trip, dans une version Bankgok : le film commence par un coup de fil, puis un flashback. Ensuite les personnages -victimes d’un trou de mémoire- essayent de recoller les morceaux de leur soirée passée.
Malgré la répétition, on rigole sur certaines scènes, notamment grâce à un Zach Galifianakis (Bored to Death) toujours aussi décalé.
On se souviendra du tatouage sur le visage, du singe et du moine, et de la prostituée lady boy..
Divertissant.

Essaie de mourir jeune

essaie de mourir jeune - pere filsDeux hommes dans la rue. Le plus jeune (Julien Krug), tatoué, fête ses vingt ans et doit se traîner un boulet (Nathan Willcocks) qui s’avère être son père. Ce dernier est sans scrupules, loin d’être exemplaire : il chie en pleine rue, il s’embrouille avec des inconnus, il a des tendances cleptomanes, et -la goutte d’eau qui fait déborder le vase- il flirte avec la fille que son fils vient de rencontrer.. Forcément, cela aboutit au conflit.
Un court métrage (20 min) qui fait réfléchir sur la paternité et les conflits entre générations.

King of Comedy

king of comedy - robert de Niro restaurantDans ce film sorti en 1982, Rupert Pupkin (Robert de Niro) a un modèle : Jerry Langford (Jerry Lewis), célèbre animateur d’un top show. Son souhait le plus cher serait de devenir lui aussi une vedette de one-man show, et pour cela il essaye de se rapprocher de la star.
Un film sur la « rançon de la gloire » car on plaint cette star de TV harcelée par les fans (souvent déséquilibrés). Il subbit la situation avec lucidité et apparaît désabusé dès lors qu’il n’est pas à l’antenne.
Ce Rupert Pupkin est d’ailleurs complètement flippant. Dans son imaginaire fertile, il est l’ami intime de la star, et se comporte comme tel alors qu’en réalité où il n’est qu’un anonyme dans la foule. Cette folie va en tout cas l’amener à forcer certaines portes, là où la plupart des gens raisonnables se serait découragés.
Une belle prestation de l’énergique De Niro en illuminé, et très bon montage de Martin Scorsese, qui laisse planer le doute : la notoriété de Rupert pourrait-être réelle mais il s’agit-il plus vraisemblablement d’une scène de plus issue de son imagination..
Quant au titre français « La Valse des Pantins », elle critique ce système star-fan, où chacun des 2 camps est prisonnier de son propre rôle, dans une spirale de folie que rien n’arrête.

Le vieux qui lisait des romans d’amour

le vieux qui lisait des romans d'amour - filmAdaptation du roman éponyme de Louis Sepulveda.
Dans un petit village d’Amazonie, Antonio Bolivar (Richard Dreyfuss) est un vieil homme qui vit simplement. Vivant au bord de la forêt depuis des années, il possède une grande connaissance de la nature , mais sa passion est la lecture de romans d’amour, prêtés par son ami le dentiste (Hugo Weaving – l’agent Smith dans Matrix).
Lorsqu’un mystérieux animal tueur fait des victimes dans son village, il comprend rapidement qu’il s’agit d’un jaguar,  et il est désigné pour faire partie d’une expédition dont le but est de le retrouver et de l’abattre  Entre souvenirs, rêves et hallucinations, il va aller au bout de cette chasse.
La réalisation nous laisse un peu perplexe, certains passages semblent inachevés, mais le personnage du vieil homme est intéressant, lui qui préfère se tenir à l’écart des hommes, dont il ne comprend pas la barbarie, la cupidité ou la stupidité..

- What are you reading?
– A novel.
– What’s it about?
– It’s about love. The thoughts are beautiful.
Because the words are beautiful and the sentences.
And sometimes makes me forget the barbarity of man.

Perfect Blue

perfect blue - chateuse harcelement fan anitmationAnimation déroutante, à déconseiller aux enfants.
Les japonais prouvent une fois encore que le format manga peut très bien être un support à destination des adultes. Une idole (chanteuse adolescente idolâtrée par les foules, qui remplit les stades au Japon) fait le choix difficile d’arrêter la musique pour se lancer dans une carrière de comédienne.
Malheureusement, cette décision brise le cœur de l’un de ses fans, qui va la harceler. A bout, la fille commence à avoir des hallucinations et pertes de mémoires.
En temps que spectateur, on a alors du mal à comprendre ce qui se passe. Impossible donc d’anticiper la fin du film. Certains personnages ont les yeux plus écartés que les autres (code de reconnaissance classique du méchant japonais). Mais ce film reste quand même réservé à un public averti (film interdit aux moins de 12 ans car viols et meurtres inside). Un film peu commun, intéressant par les sujets qu’il traite.
Spéciale dédicace aussi au cinéma indépendant le Studio des Ursulines, dont l’ouvreur nous a présenté le film avec passion.