Black Mirror : White Christmas

black mirror - white christmas Episode spécial Noël de la série de SF Black Mirror, sorti fin 2014.
Dans les 90 min de cet épisode, Charlie Brooker (le créateur de la série) mélange plusieurs concepts. Dans ce monde, les individus ont des rétines numériques implantées, ce qui leur permet de partager leur vision avec d’autres personnes, mais aussi de prendre des photos ou de bloquer un individu dans la vie réelle.
Un autre concept intéressant également est celui de la copie numérique : il est possible de créer un double de votre esprit pour en faire ce qu’on veut (gestion des taches ménagères dans une maison entièrement robotisée, isolement psychique pour faire parler les suspects..)
C’est un plaisir en tout cas de voir cette série reprendre (même si il ne s’agit que d’un épisode pour l’instant) après une saison 1 diffusée en 2011 et une saison 2 diffusée en 2013.
Le scénario assez complexe est à la hauteur du reste de la série. On est presque face à un petit film, qu’on apprécie à sa juste valeur, d’autant plus qu’on y retrouve Jon Hamm (le fameux Don Draper de la série Mad Men), en consultant en séduction et manipulateur ..

Petit Homme

Thomas Doret - petit homme - court metrage ecole jockeyCourt métrage (30min) suisse. L’histoire est celle de deux adolescents qui vivent dans un centre de formation pour jockeys.
Au centre des préoccupations de ces jeunes : la prise de poids, l’entrainement, les petits conseils entre jockeys, et surtout les filles pour qui certains font le mur..
Le jeune Thomas Doret joue bien : il interprète très bien son personnage parfois déterminé, parfois curieux, parfois perdu. Son partenaire Hamza Meziani est moins crédible : les répliques de celui-ci paraissent moins spontanées).
Petit film qui sert à se faire une petite idée de la vie dans les écoles de jockeys

Congo, un médecin pour sauver les femmes

Congo, un Medecin Pour Sauver Les FemmesReportage sur un hôpital du Congo qui accueille des femmes victimes de viols.
Le docteur Mukwege est le fondateur de ce centre, qui est lui même surpris de l’ampleur du nombres de victimes qu’il reçoit.
Il compare le viol à une arme de guerre, car après un viol, les femmes sont souvent considérées comme coupables par la société et rejetées par leur famille. Leurs maris se sentent déshonorés et font souvent le choix de les abandonner et de quitter la région.
Pour les bourreaux, des hommes armées, c’est un moyen d’asseoir leur pouvoir, une sorte de récompense (on imagine les hommes en rut voyant les femmes comme un butin) et un moyen de faire fuir la population d’une terre qu’ils viennent de conquérir.
Cet acte laisse beaucoup de monde indifférent au Congo. Il faudrait évidement que ces viols soient dénoncés publiquement, et les femmes violées soient considérées comme des victimes par leurs pairs. Heureusement pour elles qu’il existe des individus et des lieux comme cet havre de paix où elles peuvent réapprendre à vivre, un hôpital dans lequel elles peuvent se reconstruire, à la fois moralement en compagnie de victimes comme elles, et physiquement grâce aux opérations chirurgicales.
Un documentaire qui nous dévoile un combat noble et des témoignages touchants, comme celui de cette jeune de 17 ans qui vient d’arriver au centre :

Je me sens perdue. Tout mon entourage me déteste parce que j’ai été violée par des militaires en rentrant de l’école ; mes amies ne me parlent plus à cause de ça. Tout me ramène aux souffrances qu’ils m’ont infligées. Malheureusement, je suis restée en vie. Si j’avais pu mourir…

Go Go Tales

go go tales - william dafoeFilm d’Abel Ferrara (réalisateur du sulfureux Welcome to New York) sorti en 2008.
L’histoire se déroule dans une boite de strip-tease menacée de fermeture. Ce lieu est géré par Ray Ruby (Willem Dafoe), qui est un beau parleur que tout le monde aime plutôt bien, mais dont le gros défaut est d’être un addict à la loterie. Aidé par son comptable, il joue les salaires de ses employés et la survie de l’établissement au loto.
Au sein de l’établissement, les employés ignore tout de son addiction et sont solidaires. Quelques uns se plaignent de leur statut, des salaires en retard, mais ils s’investissent dans la boite, tous ensemble dans un but commun : faire venir des clients, les inciter à rester pour les délester d’un maximum d’argent. A noter aussi la propriétaire, qui vient souvent visiter les lieux, et qui menace de fermer l’établissement pour récupérer les locaux..  Cet équilibre semble vraiment instable, mais par miracle, le spectacle est toujours assuré.
J’ai vu dans ce film une critique du monde de l’entreprise moderne. L’argent est le centre des préoccupation de tous. Les actionnaires  (incarnés par la propriétaire) sont avides et exigeants, des salariés (les danseuses) nombrilistes ne pensent qu’à leur confort, leur carrière, et leur porte-monnaie, et le gérant immature joue avec les gains de l’entreprise sans trop s’inquiéter, tout en parlant de crise pour que tout le monde continue à se donner à fond.
Une comédie qui fait réfléchir, mais plus proche du sordide que de la franche rigolade.

Fargo

fargo serie - lorne malvoSérie inspirée du film éponyme des frères Coen, qui en sont d’ailleurs les producteurs.
Dans la première saison, nous suivons Lester Nygaard (Martin Freeman vu dans The Hobbit), homme sans histoires vivant dans un patelin paumé du Minnesota, marié, employé dans une compagnie d’assurance, qui se retrouve impliqué dans une série de crimes après une rencontre fortuite avec Lorne Malvo (Billy Bob Thornton vu dans Armageddon), un tueur à gage de passage.
L’histoire s’ecarte assez du modèle d’origine, le film Fargo, mais on retrouve l’ambiance glaciale et ensanglantée, avec une majorité de personnages incapables, à l’image du chef de la police Bill (Bob Odenkirk de Breaking Bad) ou le coach sportif (Glenn Howerton vu dans Hypertension)
On s’identifie facilement à Lester qu’on voit évoluer au fil des épisodes, et on est fasciné par le personnage froid et impitoyable de Lorne Malvo, qui expose sa philosophie de la loi du plus fort : L’homme est avant tout un animal, et Lorne a clairement décidé d’être un prédateur, d’écouter le loup qui est en lui. Mais Lester la brebis apprend vite..
Une première saison très plaisante, on attend donc la suite.

Gardians of the Galaxy

guardians of the galaxyUne bonne surprise que ce film de super héros. La planète Xantar est menacée par Ronan l’accusateur, un grand méchant tout bleu. Une dream team va alors se former autour de StarLord (Chris Pratt) pour sauver la planète.
On est bien diverti car cette équipe de choc « hors norme » : le héros est un beaux parleur, surtout préoccupé par son walkman et ses pas de danse, un arbre géant qui ne sait dire que trois mots, une brute épaisse qui fonce dans le tas sans réfléchir, et enfin un raton laveur bavard qui est le cerveau de la team.
Un film à contre courant, qui ne manque pas d’humour, car les héros se chambrent mutuellement, les plans de bataille sont improvisés la majorité du temps.. On a aussi un discours de motivation qui commence par « Quand je nous regarde, je ne vois que des losers.. »
La musique est sympathique, les créatures très bien animées, les batailles de vaisseaux spatiaux ne sont pas trop longues..
Un film qui m’a réconcilié avec l’univers Marvel (racheté par Walt Disney en 2009)