Citizen Kane

citizen kane - 1941 - Orson welles media chefOrson Welles, âgé de 25 ans à l’époque, est le réalisateur et acteur principal de ce film que beaucoup qualifient de culte.
Sorti en 1941, ce film fut révolutionnaire par sa technique (les plans en plongée et contre-plongée sont des procédés encore bien rares à l’epoque) et la construction de son scénario (l’histoire est présentée sous forme d’une succession de flash-back).
L’intrigue principale se déroule autour du mystérieux terme « Rosebud », que le richissime personnage principal -Charles Foster Cane- à l’agonie, prononce au début du film. En quête d’un scoop, des journalistes creusent alors la vie du personnage pour comprendre de qui ou de quoi il s’agit..
Sa vie entière, publique comme privée, est passée au peigne fin, mais ce mot « Rosebud » reste inexpliqué.. et c’est compréhensible : Lors de sa mort, ce ne sont pas ses usines, ni ses millions de dollars, ni sa vie de paillette qui lui sont revenus en tête : il a songé à son enfance, puisque ce mot était l’inscription faite sur une luge qu’il possédait au moment de la séparation d’avec sa mère, au moment clé où il a été arraché du nid familial pour suivre sa destinée.
Le monde entier est donc passé à coté de ce qui avait vraiment de l’importance pour lui.
Un film très inspiré et remarquable.

Les bronzés font du ski

les bronzes font du ski alcoolUne comédie française sorti en 1979 et qui fait maintenant partie des classiques. La troupe du Splendid se retrouve en vacances d’hiver à la montage (on y identifie la station de Val d’Isère et le secteur de La Daille pour les connaisseurs).
Les blagues ont un peu vieillis, mais malgré nous, on connait déjà ce film par coeur à cause des nombreuses répliques qui sont parvenus jusqu’à nous :

Écoute Bernard… J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi.
Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher…

Petite mention à la scène du repas avec les montagnards.. le petit verre de la spécialité locale (de liqueur d’échalote relevée au jus d’ail « parce que de l’échalote toute seul, ça serait trop fade ») vaut son pesant d’or..

Saint Seiya Legend of Sanctuary

Saint Seiya Legend of Sanctuary - PegasusAdaptation du manga des Chevaliers du Zodiaque. Les chevaliers de Bronze doivent franchir 12 temples gardés par des Chevalier d’Or.
L’histoire est bien connue de ceux qui suivaient le Club Dorothée dans les années 1990, mais ce format film est décevant. Ici on est très centré sur Athéna, et on fait l’impasse sur l’enfance difficile des chevaliers et leurs longs apprentissages au combat. On s’intéresse surtout à Seiya (Pégase) exagérément extravagant, au dépend des autres chevaliers qui restent dans l’ombre en comparaison.
Dans le manga et la série TV, chaque chevalier d’or avait son propre épisode, et on attendait l’épisode d’après avec impatience. Ici, les combats -même si ils sont graphiquement assez réussis- s’enchaînent beaucoup trop vite, et on n’a pas les longues tirades des chevaliers à l’agonie sur le sens de l’honneur et de la solidarité.. ces nobles valeurs manquent indéniablement au film.
C’était de toute façon impossible de résumer toute la saga en un seul film de 1h30. C’est bien de l’avoir tenté, mais on ressort très déçu.

Noah

Noah - Russell CroweDarren Aronofsky ( Requiem for a Dream , Black Swan , The Wrestler ) revisite le mythe de l’Arche de Noé, en mode grosse production hollywoodienne.  Noé (Russell Crowe) est en connexion directe via des visions avec le créateur, qui lui fait part de son projet d’inonder la Terre pour punir les hommes qui se sont détournés de lui. Aidé par les membres de sa famille et de « créatures de pierres » qui sont des ex-anges bannis, Noé s’atèle donc à la construction d’une arche dans laquelle pourront se réfugier un couple de chaque espèce animale peuplant la Terre..
Le film prend ses libertés face au mythe biblique, mais ce Noé est très bien interprété par Russell Crowe en illuminé dans la premiere partie du film, et puis intérieurement torturé dans la seconde moitié : pour lui, le créateur souhaite voir la race humaine s’éteindre, et en tant que serviteur du créateur, il va faire face à un choix difficile : soit veiller à l’extinction des humains en tuant ses petits enfants de ses propres mains, soit lui désobéir.
Les effets numériques sont plutôt réussis, avec par exemple la scène où l’eau jaillit du sol et répand la vie, ou la scène où les oiseaux arrivent en masse pour se réfugier dans l’arche.
L’arrivée du Déluge en lui même n’est pas si impressionnante, surtout quand on a vu les images (réelles celles-ci) du tsunami de 2004, mais le principal intérêt réside bien dans les tourments et relations personnelles de Noé.
Un film d’action satisfaisant dans l’ensemble.

Les Chiens verts

les chiens verts - philippe duquesneCourt métrage de 20 min. Pascal Demolon et Philippe Duquesne sont deux ouvriers fans de la mythique équipe de football « Les Verts » de Saint Etienne. Alors que leur usine est sur le point d’être délocalisée en Roumanie, les deux amis -qui sont également délégués du personnel- provoquent le jeune DRH dans un match dont l’issue déterminera leur départ en Roumanie ou pas.. On peut faire le parallèle entre deux combats perdus d’avance : d’une coté celui des salariés contre leur direction, et de l’autre celui des quinquagénaires bedonnants contre une équipe de trentenaires très affûtés. On passe plus de temps sur l’entrainement de l’équipe que sur le match en lui-même. Et la séance de penalty le long d’un mur est grotesque. C’est dommage, mais on retiendra que même si on est pas favori, il faut toujours y croire, faire preuve de ténacité, et que même en cas de déconvenues, on peut toujours retomber sur nos pieds.

Locke

locke - tom hardy en voitureHuit Clos dans une voiture. Tom Hardy (Bronson, The Dark Knight Rises) est seul, sur l’autoroute, il traverse le pays pour rejoindre une femme qui va accoucher de lui. C’est à distance au téléphone qu’il essaye de gérer plusieurs crises simultanées, qui concernent sa vie affective mais aussi professionnelle.
On est attendrit par ce Mister Locke qui essaye de bien faire, très marqué par le comportement lâche de son père qui a abandonné sa mère à sa naissance. Lui ira jusqu’au bout, il assumera cet enfant hors mariage, même si cela aura de sérieuses conséquences..
Un film qui amène une réflexion sur le sens des responsabilités, lorsque le devoir moral va à l’encontre de nos intérêts personnels.