W, l’improbable président

w improbable presidentOliverstone réalise un bioptic sur la vie de G. W. Bush, depuis la fin de ses études jusqu’à la guerre en Irak.
L’acteur Josh Brolin (Planet Terror) ressemble beaucoup à Bush Junior. Physiquement d’abord, mais aussi dans le comportement : celui d’un texan pas très fin, pas très cultivé mais sociable et fonceur.
Dans le rôle de Bush père : James Cromwell (Six Feet Under) essaye d’aider son fils en le pistonnant pour qu’il rentre dans les meilleurs écoles, ou qu’il accède à un bon métier, mais Junior a la tête dure : il aime avant tout s’amuser et picoler, et dans sa jeunesse il abandonne plusieurs fois face à l’adversité (démission de la plupart de ces boulots), ce que lui reproche d’ailleurs son père..
Cela dure jusqu’au jour où il rencontre sa future femme et devient croyant pour vaincre son alcoolisme.
Côté psychologie, Junior semble souffrir d’un manque de reconnaissance de ce père irréprochable, qui a tendance à intérioriser ses sentiments et qui a toujours eu une préférence pour le fils cadet. Dès le début, Junior évolue dans l’ombre de son père et vit assez mal le fait d’être né avec une cuillère en argent dans la bouche.
Ça permet d’expliquer le caractère obstiné d’un futur président, qui sera soutenu par ses bras droits Condoleezza Rice – interprétée par une Thandie Newton méconnaissable (Mission impossible 2 , Les Maîtres du jeu)- , Colin Powell, Donald Rumsfeld, Dick Cheney.. dont chacun voit un intérêt propre (pétrole ? armement ? réélection ?) à aller botter les fesses de Sadam, même si pour Junior c’est avant tout pour terminer le travail que n’a pas osé finir Papounet.
Officiellement bien sûr, il s’agit d’un combat contre le terrorisme et pour amener la démocratie en Irak. Mais officieusement, la fine équipe assume « le 11 septembre est une opportunité qu’il nous faut saisir ! »
Bush Junior est dépeint comme un bon texan, qui aime le football américain, la pèche, les ballades dans son ranch mais on a clairement l’impression d’avoir à faire à un président qui n’est pas à la hauteur. Oliverstone renforce en tout cas cet à priori que j’avais avant de voir le film.
Bush restera pour nous -les européens- le président qui en appelle à Dieu pour justifier ses actes. Au 21e siècle, et pour le dirigeant de la plus grande puissance mondiale, c’est assez flippant il faut avouer..

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