La Ligne rouge

La ligne rouge - Jim CaviezelDans ce film sorti en 1998 ayant obtenu l’Ours d’Or du Festival de Berlin, Terrence Mallick nous livre sa vision de la guerre en racontant la bataille de Guadalcanal , une île du Pacifique où américain et japonais se sont affrontés en 1942…
Les soldats américains ont pour mission de s’emparer d’une position stratégique : il s’agit d’un bunker situé en haut d’une colline, où les japonais les massacrent grâce à leurs mitraillettes.
Mais pour le lieutenant colonel (Nick Nolte), peu importe le nombre de vies qu’il doit sacrifier, l’objectif est stratégique pour ses supérieurs. Et il compte bien accomplir sa mission pour poursuivre sa carrière dans l’armée.

He had studied, and worked, and slaved, and eaten untold buckets of shit, to have this opportunity.

Le personnage central est le soldat Witt (Jim Caviezel), un vrai héros, proche de la nature, courageux car il n’hésite pas à se porter volontaire pour des missions dangereuses, et solidaire car il reste présent auprès des soldats agonisant pour les accompagner dans leur dernier souffle. Lorsqu’il est encerclé par les troupes japonaises, il refuse de se rendre et préfère être abattu. C’est l’un des moments les plus marquants du film. Il faut savoir que ce personnage a été délibérément mis en avant par Malick lors du montage : Dans la nouvelle de James Jones dont s’inspire le film, le personnage principal est le caporal Fife (Adam Broody), beaucoup moins courageux, mais dans le film ce personnage est très secondaire. Les autres personnages marquants sont ceux du sergent-chef Edward Welsh (Sean Penn) et du capitaine John Gaff (John Cusack). Eux aussi font face à une hiérarchie souvent dans le déni de l’humanité, même si l’un des gradés, le capitaine Staros (Elias Koteas) fait exception puisqu’il refuse d’obéir à un ordre qu’il estime suicidaire pour lui et ses hommes.

I don’t like to see my men get killed, sir. Have you ever had anyone die in our arms, sir ? Have you ?

Par la musique intense, signée Hans Zimmer, et les plans sur la faune et la flore locales, Malik alterne entre intensité des combats et la beauté de la nature, dans laquelle ce conflit humain semble complètement absurde. L’image de fin, une graine qui germe avec un arbre qui pousse, symbolise bien cette nature qui reprendra ses droits quoiqu’il en soit. Ça renforce une fois encore l’absurdité de la guerre et la profonde détresse des soldats qui peuvent perdre leur vie à tout moment

I don’t care how much training you go, no matter who you are, it’s a matter of luck if you get killed. Makes no difference who you are. If you’re in the wrong spot at the wrong time you’re going to get it.

C’est un angle de vue intéressant, que l’on a pas dans Il faut sauver le soldat Ryan ou la série The Pacific (très pro-américain), Apocalypse Now (plus axée plus sur les délires post-traumatiques) ou le diptyque Mémoires de nos pères / Lettres d’Iwo Jima (très gore).
Même si le film possède quelques longueurs, surtout dans la première partie, on apprécie la vision et toutes ces réflexions en voix off parsemés de philosophique.

There’s only a thin red line between the sane and the mad james Jones

War don’t ennoble men, it turns ’em into dogs. It poisons the soul.

A voir

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