Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur

arthurUn héros qui se prend pour le Roi du monde, et qui finit par le devenir…
J’avais revu il y a quelques temps le Spartacus de Kubrick avec Kirk Douglas. Le héros y était modeste, respectait les femmes, ne se considérait pas meilleur que les autres, et risquait sa vie pour l’honneur, pour une injustice dont il a été le témoin.
Le Arthur de Guy Richie est un proxenète assumé, qui n’hésite pas à arnaquer, se prend pour le nombril du monde. Il est le plus fort, le plus malin, et entend bien le faire savoir. En plus de prendre les autres de haut, il voit les femmes comme des objets à protèger ou qu’on harcèle lourdement lorsqu’on essaye de les séduire.
Les temps ont changés, les valeurs aussi. Cet Arthur est loin d’être exemplaire, et sa personnalité me dérange.
Quant au film, je mets une note de 4/10 pour l’intro en acceléré sur l’enfance Arthur, mais lorsqu’arrivent les scènes d’action, ca sature literalement au niveau du son et de l’image.
Vous êtes prévenus.

Bande de filles

frere violentLe paysage -une banlieue parisienne- est présenté dans toute sa violence, et notamment la violence envers les femmes. Cette violence passe par le contrôle du frère sur sa sœur (elle ne peut pas faire ce qu’elle veut de son corps), le contrôle de la famille (elle doit s’occuper de ses sœurs), le contrôle de la cité (où le regard des autres est très important), et le contrôle aussi des ambitions (pas de seconde générale). Pour s’épanouir, il faut s’échapper, et la jeune Karidja Touré trouve dans sa bande de filles une relation d’amitié quasi fraternelle, mais sans le contrôle cette fois. Elles se répètent en leitmotiv : « on fait ce qu’on veut ».
C’est pour le côté réaliste du film. La deuxième partie l’est moins, avec le monde du deal, dans lequel une femme est soit une pute, soit un garçon manqué. Et on la voit renoncer à sa féminité, se soumettre aux codes alors qu’elle parvenait jusqu’ici à faire ses choix sans prendre en compte la pression sociale.
Petite note également sur la musique, qui fait un flop. Elle est sensée accentuer les émotions, renforcer les moments d’euphorie ou de doute, mais elle ne colle pas. Elle est trop présente et parfois même assourdissante.
A mon goût, c’est surtout peu convaincant sur fin, mais ça ne m’empêchera pas de suivre avec attention les prochains film de Céline Sciamma (que j’ai connu grâce à Tomboy)

Macron les coulisses d’une victoire

macron-les-coulisses-d-une-victoireL’aventure commune du groupe de campagne d’Emmanuel Macron, ce candidat qui a lancé son parti et est parvenu à briser la traditionnelle alternance droite / gauche.
On l’aperçoit au quotidien, avec son équipe de campagne, qu’il appelle par ailleurs « les enfants ».
On voit un Macron sympathique et calme, malgré les rumeurs, les imprevus de meetings. Ce personnage est souvent de bonne humeur, optimiste, il a compris que transmettre l’envie est primordial pour pousser les gens à voter pour lui.
On ne doute pas que les images ont été méticuleusement selectionnées, et même si ce reportage évite (sans doute volontairement) les questions de fond, on ressent de la joie à voir une équipe soudées dont les efforts portent leurs fruits.

A revoir en replay : http://www.lci.fr/elections/replay-programme-tv-macron-les-coulisses-d-une-victoire-suivez-le-documentaire-exclusif-tf1-lci-consacre-au-nouveau-president-2051376.html

Spartacus

i am spartacusDu grand spectacle. Kirk Douglas est un héros humble, solidaire, dénué d’orgueil, qui se supporte pas l’injustice mais qui sait contenir son agressivité. L’intelligence se mesure ici dans la capacité à se contrôler, et non pas dans l’impulsivité et la force brute. Une grande oeuvre de Kubrick, placéé dans un contexte historique intéeressant (avenement de l’Empire Romain), plusieurs milliers de figurants, des plans magnifiques. Petit regret tout de meme sur la scène finale de Spartacus agonisant qui a le temps de voir sa femme et son fils s’enfuir, libres.. C’est peu crédible à mon goût.

Je vais bien, ne t’en fais pas

melanie-va-bienBonne surprise que ce film à la française, réalisé avec peu de moyens, mais touchant.
Dommage que la première partie du film soit totalement déprimante (dans l’intérêt du scénario).
Kad Merad, que l’on est habitué à voir dans des comédies, le très bon Julien Boisselier, et la révélation Mélanie Laurent nous servent des personnages crédibles.
Le scénario reste un peu gros, mais ce film est incontestablement touchant.

Palace Beach Hotel

palace-beach-hotelDes soldats français de retours d’Afghanistan en escale pour quelques jours dans un hôtel à Chypre. Les personnages sont caricaturaux, avec le duo du méchant soldat maltraitant son camarade suicidaire, les personnages féminin sont toutes jeunes et jolie, le haut gradé est sympathique et respecté.. Sur fond d’enquête sur un événement traumatique, c’est la loi du silence qu’on découvre, une loi qui arrange bien les gradés qui ne veulent surtout pas faire de vague.
Dans le scénario, on a de l’amour, de la trahison, de la violence, du mensonge.. ça part dans tous les sens et le rendu final est tout de même assez grossier quand on compare au film danois A War qui était plus réaliste psychologiquement. C’est dommage.