OJ Simpson – made in america

oj simpson gantTableau complet sur OJ Simpson. Sa carrière de footballeur, le racisme et la brutalité policière aux états unis dans les années 1990, les disputes avec sa femme, le meurtre, et les différents procès.. jusqu’à sa condamnation..
Ce type est charmeur, charismatique, c’est un combattant, qui ne lâche pas prise.
Par contre, il n’est pas très réfléchi. Il agit à l’instinct, sans penser aux preuves qu’il laisse derrière lui, et dont la culpabilité saute aux yeux. De plus, il s’est fait roulé par des individus peu fiables qu’il a fait rentrer dans son cercle d’amis. Ce dernier méfait à Vegas -qui lui a valut sa condamnation- a tout d’un piège monté par un sale type qui a enregistré la scène à son issu dans le but de se faire de l’argent.
Le documentaire est un peu long (5 x1h30) mais éclaire beaucoup sur l’affaire OJ Simpson et le personnage.

Le génie des lieux : ENS – L’école de l’engagement à Paris

ENS - Marc crepon Reporte Arte sur l’Ecole Normale Supérieure, cet etablissement d’exception, accessible sur concours, une école d’excellence par laquelle son passé bon nombres des meilleurs enseignants et chercheurs français.
La liste des personnalités ayant frequenté cet établissement est impressionnante : Louis Pasteur, Henri Bergson, Jean-Paul Sartre, Pierre Bourdieu, Vladimir Jankélévitch, Simone Weil, Henri Maldiney, Jacques Merleau-Ponty, Michel Foucault, Alain Badiou, Jean-Luc Marion, Claude Romano, Raphaël Enthoven, Adèle Van Reeth, Raymond Aron, André Glucksmann, Gérard Miller, Alain Finkielkraut, Nicolas Demorand, Cédric Villani, Joseph Fourier, Évariste Galois, Étienne Ghys, Thomas Piketty..
Le documentaire évoque l’emulation intellectuelle entre les élèves, en prenant les exemples de Sartre et Aron, et en évoquant la communauté « Bourbaki » qui a révolutionné les maths modernes.
Il est aussi question d’engagement dans la société civile, plutôt de gauche, avec des étudiants qui viennent en aide à des réfugiés, des professeurs ayant leur carte au parti communiste (très populaire en France vers 1950), et mais évidement il y a aussi des contre-exemple, plus récents, comme Laurent Wauquiez.
On retiendra ce sujet du concours d’entrée 2015, qui tient en un mot : « Expliquer ».
Ca correspond bien à l’école, et aux disciplines comme la philosophie et les mathématiques, dont le but est de dérouler le monde.
Définitivement, une école qui donne envie de reprendre ses études !

Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

milleniumUn remake de Fincher, qui retrouve des thèmes qui lui sont chers comme la folie (Fight Club) ou le jeu des apparences (Lone Girl).
Ce thriller se demarque par sa dureté, avec une scène insupportable de viol et une scène de torture d’avantage psychologique que physique – le film est interdit aux moins de 16 ans.
Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi l’esthétique – la plastique de cette jeune gothique androgyne sans sourcils est de l’ordre du synthétique, elle a quelque chose de cybernétique.
Les rôles sont inversés, car c’est elle, la jeune fille frêle et introvertie en apparence, qui impose sa loi, et sauve « James Bond », l’homme froid, solide, et plus âgée qu’elle.
Encore une fois, Fincher nous apprend à nous mefier des apparences. C’est celui qui a l’air le plus frequentable de la famille qui est le plus tordu, c’est celle qui a l’air de ne pas s’attacher qui s’attache.
Quelques twist sont bien vus, mais dommage qu’on echappe pas au cliché du génie ultime en informatique, capable de pirater n’importe quel ordinateur, ou réseau, seule, en quelques heures…
Et surtout, cette violence nous laisse des images néfastes en tête.
Etait-ce vraiment nécessaire ?

Détour

detour gondryCourt metrage gentil. L’histoire est celle d’un départ en vacances. La famille au complet s’engage sur l’autoroute, mais c’est le drame lorsque le tricycle se détache et que la fillette perd son « meilleur ami ». Il faut s’appeler Gondry pour faire d’un tricycle un personnage à part entière, qui parvient à se mouvoir par plusieurs moyens, comme ce sac plastique qui s’accroche au guidon et lui permet d’exploiter la force du vent. C’est une bulle de 10min de simplicité, de bons sentiments.
De plus c’est filmé avec un téléphone, donc bravo. Avec Gondry le peu de moyen n’est pas un probleme, car les effets spéciaux sont toujours fait à la main, et c’est la créativité qui importe.

Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur

arthurUn héros qui se prend pour le Roi du monde, et qui finit par le devenir…
J’avais revu il y a quelques temps le Spartacus de Kubrick avec Kirk Douglas. Le héros y était modeste, respectait les femmes, ne se considérait pas meilleur que les autres, et risquait sa vie pour l’honneur, pour une injustice dont il a été le témoin.
Le Arthur de Guy Richie est un proxenète assumé, qui n’hésite pas à arnaquer, se prend pour le nombril du monde. Il est le plus fort, le plus malin, et entend bien le faire savoir. En plus de prendre les autres de haut, il voit les femmes comme des objets à protèger ou qu’on harcèle lourdement lorsqu’on essaye de les séduire.
Les temps ont changés, les valeurs aussi. Cet Arthur est loin d’être exemplaire, et sa personnalité me dérange.
Quant au film, je mets une note de 4/10 pour l’intro en acceléré sur l’enfance Arthur, mais lorsqu’arrivent les scènes d’action, ca sature literalement au niveau du son et de l’image.
Vous êtes prévenus.

Bande de filles

frere violentLe paysage -une banlieue parisienne- est présenté dans toute sa violence, et notamment la violence envers les femmes. Cette violence passe par le contrôle du frère sur sa sœur (elle ne peut pas faire ce qu’elle veut de son corps), le contrôle de la famille (elle doit s’occuper de ses sœurs), le contrôle de la cité (où le regard des autres est très important), et le contrôle aussi des ambitions (pas de seconde générale). Pour s’épanouir, il faut s’échapper, et la jeune Karidja Touré trouve dans sa bande de filles une relation d’amitié quasi fraternelle, mais sans le contrôle cette fois. Elles se répètent en leitmotiv : « on fait ce qu’on veut ».
C’est pour le côté réaliste du film. La deuxième partie l’est moins, avec le monde du deal, dans lequel une femme est soit une pute, soit un garçon manqué. Et on la voit renoncer à sa féminité, se soumettre aux codes alors qu’elle parvenait jusqu’ici à faire ses choix sans prendre en compte la pression sociale.
Petite note également sur la musique, qui fait un flop. Elle est sensée accentuer les émotions, renforcer les moments d’euphorie ou de doute, mais elle ne colle pas. Elle est trop présente et parfois même assourdissante.
A mon goût, c’est surtout peu convaincant sur fin, mais ça ne m’empêchera pas de suivre avec attention les prochains film de Céline Sciamma (que j’ai connu grâce à Tomboy)