Happiness

happiness soldes sourisCourt metrage « philosophique » de Steve Cutts  dans lequel une souris court après le bonheur. Entre l’heure de pointe dans le métro, les bouchons, l’agressivité des gens au moment des soldes, les antidépresseurs, la poursuite du bonheur apparait comme une course sans fin. Mais si le monde est si noir, peut-etre est-ce une erreur de chercher le bonheur dans qque chose à posséder, dans un objectif à atteindre. Peut etre faudrait-il plutôt le chercher à l’interieur de soi ?

Des graphismes simples mais efficaces, une bande son (Carmen de Bizet) adapté… A voir sur youtube :

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Germinal

gemrinal depardieu fusillade.jpgFilm nominé aux César 1994 dans de nombreuses catégories, mais il n’a finalement remporté que des césars « secondaires » : Meilleure photographie et Meilleurs costumes.
Cette émouvante fresque adaptée de Zola nous rappelle les difficiles conditions de vie des travailleurs de la mine (ici durant le second Empire), qui risquent leur vie chaque jour, et dont la paye ne permet pas de s’acheter du pain. Ces conditions ont favorisées le developpement d’idéaux communistes ou marxistes, des idées que les principaux personnages de l’histoire ont couragement défendues, au risque de leur vie.
Mais alors que certains se battent pour plus de justice, plus d’egalité, d’autres estiment que c’est peine perdu, comme l’anarchiste du bar :

Si les gens detestent les bourgeois, c’est pour une seule raison : ils
voudraient être à leur place !

A méditer

IN-SHADOW: A Modern Odyssey

Court métrage sans dialogues, ni voix off. Un enchainement de scènes nous presente une vision bien noire du monde, qu’on pourrait resumé avec ce clivage entre deux catégories d’individus : la masse et le pouvoir. La masse est manipulée, profondément malheureuse, met s’applique à garder la face en ornant un faux sourire en société. Le pouvoir quand à lui est dans les mains de cyniques, sans empathie, qui s’amusent de jouer avec les gens qui sont pour eux des marionnettes.
Plusieurs images sont marquantes : notamment celle des masques blancs avec le sourrire exagéré, ou celle des hommes recroquevillés dans des boites transparentes avec un portable dans la main..
Un mot sur l’école, presentée ici comme un enfer. Je ne suis pas d’accord avec cette idée d’une usine a conditionner les cerveaux, et au contraire : la plupart des profs cherchent avant tout à transmettre une connaissance, à eveiller le sens critique des jeunes, pour leur apprendre à penser par eux même.
Néanmoins cette representation du monde, aussi caricaturale et négative soit elle, permet de prendre du recul. De plus, visuellement c’est assez réussi.

disponible sur viméo : https://vimeo.com/242569435

 

Les chevaux de dieu

les chevaux de dieuMai 2013. Plusieurs hommes armés de ceintures d’explosif se font sauter dans la foule à Casablanca (wiki).
Ce film, adapté d’un roman de Mahi Binebine, raconte l’histoire de frêres impliqué dans ces attentats en donnant un éclairage sur leur parcours.
Leur univers : le bidonville de Casablanca, la misère, la violence quotidienne. Le plus débrouillard des deux s’est orientée vers l’illégalité, au point de devenir un voyou, de passer par la case prison, où il se radicalisera.
L’autre est un suiveur. Pas méchant, il subbit la loi du fort qui règne dans le quartier. Il rêve de devenir gardien de foot, et il est amoureux d’une voisine qui lui reste inaccessible par qu’il n’a pas les moyens. Lorsque son frêre va en prison, il s’occupe de sa famille, de son père ayant un probable alzheimer, de son frêre autiste, de sa mère dépassée qui ne cache pas sa préférence pour son ainé. Mais de cette expérience, il retiendra une volonté de ne plus être mis à l’éccart.
Ce film soulève la question de la radicalisation. Ces jeunes ne sont vraisemblablement jamais sortis de leur quartier, personne ne leur a jamais tendu la main, sauf cet imam qui a su trouver le bon angle (un discours basé sur la solidarité contre l’injustice) pour manipuler des esprits maléables.

Ici on ne voit pas de méchants terroristes face à des gentils américains, mais des individus qui en sont arrivés à un point où ils n’ont plus rien à perdre.
L’angle d’approche est l’angle individuel, psychologique, et ça fait du bien de voir un film intélligent, malgré peut-etre quelques caricatures, qu’on pardonnera.

Minuit dans le jardin du bien et du mal

Minuit dans le jardin du bien et du malUn bon Kevin Spacey comme d’habitude mais une histoire lente a se mettre en place, avec beaucoup d’éléments superflus. Les personnages homos ou bisexuels sont surjoués. L’hetero quand a lui seduit la belle blonde sans trop d’effort. L’intérêt se concentre dans un coup de théâtre lors du procès (preuve autour de la légitime défense). Quant a la partie vaudou, c’est tellement ridicule quand ca en est risible. Décevant de la part de Clint Eastwood.

The Incredible Jessica James

the incredible jessica jamesSe remettre d’une rupture. Pas évident de tourner la page, a moins de se remettre en selle en repartant sur une histoire légère, avec une personne entiere, honnête, franche, bienveillante et bien dans sa peau (du moins jusqu’a preuve du contraire).
2 acteurs de séries appréciées (Jessica Williams de True Blood et Chris O’Dowd, de IT Crowd) vivant un début de romance urbaine contemporaine, loin des mirages et des paillettes a la Disney, pour un choix, à mon avis, plus réaliste sans les grandes promesses qui font souvent office de mirages.
Un film produit par Netflix, divertissant.