Carnage

carnage filmCe film de Polanski n’est pas, contrairement à ce que son nom laisse supposer, un film d’horreur. Il se déroule dans un appartement de New York, en huit clos, et en « temps réel », ce qui signifie que le temps de la projection (1h15) est celui de l’histoire.
2 couples font connaissance suite à une bataille entre leurs fils respectifs. Les premiers, Jodie Foster et John C. Reilly se veuillent conciliants, bienveillants, et font face aux froids Kate Winslet et Christoph Waltz qui se montrent assez détestables au premier abord. Ces rôles vont cependant voler en éclat au fur et à mesure de l’histoire.. celle-ci nous amène à réfléchir sur les conventions qui, lorsqu’elles éclatent, révèlent au grand jour certains égos qui ne sont pas beaux à voir.
La construction fait penser à une pièce de théâtre en 4 actes. Bien rythmé, bien interprété, efficace. Bravo Polanski.

Publicités

Batman: Strange Days

batman strange daysCourt métrage d’animation de 3 min publié en 2014 pour les 75 ans de la création de Batman.
Une belle femme blonde en robe de soirée est captive d’un savant fou qui donne des ordres à un Frankenstein géant. Mais Batman ne recule devant rien, et son agilité et ses gadgets vont l’emporter devant la force brute.
Une image et une ambiance soignée mais une histoire malheureusement très classique..
A voir sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=IFwOS2R9o_8

Chess Fever

chess fever - enfants echecsFilm muet sorti en 1925. Dans ce court métrage (20 minutes) russe, le monde entier est fasciné par le jeu d’échecs : les grand pères transmettent des livres contenant leurs meilleurs exercices, les enfants jouent avant de savoir marcher, les policiers jouent avec les fraudeurs.. Mais une femme ne voit pas d’un très bon oeil que son futur mari soit lui aussi obnubilé par ce jeu.
Dans cette comédie, on croise le Champion du Monde de l’époque Capablanca, mais aussi Lasker, Marshall, Tartakover, Bogoliubov, Reti, Saemi.
A voir avec les sous titres anglais : https://www.youtube.com/watch?v=TN6m711ddZk

Black Dog

black dogPetit film qui traite de la dépression. Celle-ci est  comparée à un chien noir, qui vous suivrait partout. Il grandit au fil du temps, occupe votre esprit continuellement, vous mord, vous fait perdre votre joie de vivre.
Pour diminuer sa présence, les médicaments ne sont pas indispensables. Il est conseillé de faire des exercices physiques, tenir un journal dans lequel on décrit son ressenti, garder une trace des choses positives qui nous arrivent. Et surtout, il est important d’être sincère émotionnellement avec ses proches, d’apprendre à apaiser son esprit.
Une vidéo toute simple qui reprend les illustrations et le texte de Matthew Johnstone.
Petit bémol sur la musique de fond, calme voire un peu déprimante mais il s’agit d’un message positif qui aidera certainement les personnes concernées à sortir la tête de l’eau, à vivre sans leur chien noir.

A voir sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=l9HoRlxF2ZQ

Apocalypto

apocalypto - incasFilm d’action qui prend aux tripes. On identifie la touche « Mel Gilbson » par les scènes de torture, qu’il a l’air d’affectionner particulièrement. Les dialogues sont certes un peu bateau, notamment en ce qui concerne la communication père-fils, mais l’intérêt réside surtout dans les scènes d’action, dans la deuxième partie du film. On verra des références à Hergé (la scène de l’éclipse de l’album le temple du soleil) et on pensera au film le Fugitif (course poursuite dans les chutes d’eau)..
Un film à regarder de préférence sur un grand écran, avec une bonne sono.

Arretez-moi là

reda kated - accuse a tordReda Kateb, simple chauffeur de taxi à Nice, se retrouve accusé à tord de l’enlèvement de la fille d’une de ses clientes. C’est le récit d’une descente au enfer, qui commence par une audition en temps que simple témoin et qui finit en condamnation à perpétuité.
L’histoire de cet innocent contre lequel tout s’acharne est très linéaire (surtout si on compare au décoiffant Gone Girl de David Fincher ou à La Faille avec Anthony Hopkins) et on ne compte pas les invraisemblances, comme cette quasi-absence de témoins de moralité, ce retournement de situation qui tombe lors du verdict, cette victime qui ne parait pas du tout traumatisé, ou cette réconciliation finale vraiment peu crédible.
Pour trouver du positif, on peut dire que ce film fait réfléchir sur les mal-fonctionnement de la machine judiciaire, mais il est bien moins prenant que Présumé Coupable inspiré de l’Affaire Outreau.