The Incredible Jessica James

the incredible jessica jamesSe remettre d’une rupture. Pas évident de tourner la page, a moins de se remettre en selle en repartant sur une histoire légère, avec une personne entiere, honnête, franche, bienveillante et bien dans sa peau (du moins jusqu’a preuve du contraire).
2 acteurs de séries appréciées (Jessica Williams de True Blood et Chris O’Dowd, de IT Crowd) vivant un début de romance urbaine contemporaine, loin des mirages et des paillettes a la Disney, pour un choix, à mon avis, plus réaliste sans les grandes promesses qui font souvent office de mirages.
Un film produit par Netflix, divertissant.

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Under the skin

under the skinUn film déroutant. Scarlett est une extra terrestre captivante, qui cible des proies humaines males, mais contrairement à La Mutante, ce n’est pas pour se reproduire, mais pour les faire se plonger dans un liquide visqueux. Points d’interrogation sur le pourquoi, le pour qui, le comment.
Dans une deuxième partie, elle a une prise de conscience, des envies d’ailleurs. Elle quitte son job subitement, un abandon de poste sans préavis, et on imagine que ca énerve un peu ceux qui comptait sur elle.
Le temps d’une etincelle, elle se prend pour une humaine, mais la réalité la rattrape.
Pour le final, le prédateur devient proie, et rappelant qu’il vaut mieux éviter de se balader seule dans une forêt quand tu as le corps de Scarlett.
On retiendra l’esthétique, avec des corps nus, non photoshopés, et des plans sur la nature écossaise, la mer, la forêt.
On bascule entre empathie pour l’humanité (l’enfant qui pleure, l’homme aspiré dans le bain visqueux, le défiguré qui croit etre dans un reve), et dégoût (scène d’agression).
Le film reste tres flou sur beaucoup de question, c’est un peu frustrant, mais il permet de prendre un peu de recul sur la condition humaine.
Intriguant.

Alien : Covenant

alien covenantOn sait à quoi s’attendre, et pourtant, comme d’habitude, ca marche. Michael Fassbender est parfait, les scènes dans l’espace sont très bien faites, l’implication grandissante de l’IA dans l’histoire n’est pas pour me déplaire. Bravo Ridley Scott.

Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

milleniumUn remake de Fincher, qui retrouve des thèmes qui lui sont chers comme la folie (Fight Club) ou le jeu des apparences (Lone Girl).
Ce thriller se demarque par sa dureté, avec une scène insupportable de viol et une scène de torture d’avantage psychologique que physique – le film est interdit aux moins de 16 ans.
Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi l’esthétique – la plastique de cette jeune gothique androgyne sans sourcils est de l’ordre du synthétique, elle a quelque chose de cybernétique.
Les rôles sont inversés, car c’est elle, la jeune fille frêle et introvertie en apparence, qui impose sa loi, et sauve « James Bond », l’homme froid, solide, et plus âgée qu’elle.
Encore une fois, Fincher nous apprend à nous mefier des apparences. C’est celui qui a l’air le plus frequentable de la famille qui est le plus tordu, c’est celle qui a l’air de ne pas s’attacher qui s’attache.
Quelques twist sont bien vus, mais dommage qu’on echappe pas au cliché du génie ultime en informatique, capable de pirater n’importe quel ordinateur, ou réseau, seule, en quelques heures…
Et surtout, cette violence nous laisse des images néfastes en tête.
Etait-ce vraiment nécessaire ?

Détour

detour gondryCourt metrage gentil. L’histoire est celle d’un départ en vacances. La famille au complet s’engage sur l’autoroute, mais c’est le drame lorsque le tricycle se détache et que la fillette perd son « meilleur ami ». Il faut s’appeler Gondry pour faire d’un tricycle un personnage à part entière, qui parvient à se mouvoir par plusieurs moyens, comme ce sac plastique qui s’accroche au guidon et lui permet d’exploiter la force du vent. C’est une bulle de 10min de simplicité, de bons sentiments.
De plus c’est filmé avec un téléphone, donc bravo. Avec Gondry le peu de moyen n’est pas un probleme, car les effets spéciaux sont toujours fait à la main, et c’est la créativité qui importe.

Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur

arthurUn héros qui se prend pour le Roi du monde, et qui finit par le devenir…
J’avais revu il y a quelques temps le Spartacus de Kubrick avec Kirk Douglas. Le héros y était modeste, respectait les femmes, ne se considérait pas meilleur que les autres, et risquait sa vie pour l’honneur, pour une injustice dont il a été le témoin.
Le Arthur de Guy Richie est un proxenète assumé, qui n’hésite pas à arnaquer, se prend pour le nombril du monde. Il est le plus fort, le plus malin, et entend bien le faire savoir. En plus de prendre les autres de haut, il voit les femmes comme des objets à protèger ou qu’on harcèle lourdement lorsqu’on essaye de les séduire.
Les temps ont changés, les valeurs aussi. Cet Arthur est loin d’être exemplaire, et sa personnalité me dérange.
Quant au film, je mets une note de 4/10 pour l’intro en acceléré sur l’enfance Arthur, mais lorsqu’arrivent les scènes d’action, ca sature literalement au niveau du son et de l’image.
Vous êtes prévenus.