The Green Hornet de Michel Gondry

Green HornetAprès l’euphorie de la découverte des personnages en début de film vient rapidement l’ennui. Le scénario n’apporte pas de réelles surprises et les explosions en chaine finissent par nous écœurer. Le petit grain de folie de Gondry aura amené un coté loufoque aux personnages et à certaines scènes (je pense au sushi USB et au canapé éjectable) mais on est très loin de la qualité / l’originalité de ces précédents films (Eternal sunshine of the spotless mind, Human Nature, La Science des rêves). Dans le style « Comédie de super-héros », je trouve que Kick-Ass est bien au-dessus.

La maison de Matriona d’Alexandre Soljenitsyne

maison-de-matriona3 nouvelles dont l’action se passe en URSS.
Matriona vit loin de la ville dans des conditions de pauvreté extrême. Elle est pourtant forcée à séparer de sa seule richesse, une cabane en bois. Une âme noble, juste, modeste, qui se satisfait de peu et qui a le sens du sacrifice. Un sacrifice au sens propre, car elle va finir par y laisser la vie, alors que son pays n’a jamais fait grand chose pour elle.
La seconde histoire est celle d’un chef de gare qui dénonce un inconnu pour qui il avait pourtant de la sympathie au premier abord.
Et la troisième décrit des étudiants qui entreprennent de construire un bâtiment, mais au dernier moment ce bâtiment est affecté à une autre organisation, lésant au passage les étudiants.
Une critique intérieure du système soviétique (difficultés alimentaires, climat de terreur, une jeunesse trompée) et pourtant, à travers ces drames humains, le récit s’attache à voir le bon en chaque personnage. Chacun est plein d’espoir, aime son pays, la grande Russie, et croit en son modèle égalitaire.
On fait forcément le rapprochement avec le modèle capitaliste, inégalitaire, où la principale motivation individuelle est de « faire rentrer de l’argent », même si pour cela, chacun va prioriser son intérêt personnel au dépend de l’intérêt commun.