Live in Deauville

paul guichard - EPT deauville documentaireEuropean Poker Tour de Deauville, 2013. On suit quatre joueurs. Paul Guichard a fini second l’année précedente. Il est là pour renouveller l’exploit. Sa personnalité est à part. Sensible, sourriant, il donne l’impression d’être dans son monde, mais il joue offensif et ne fait pas de cadeau à une table de poker. Céline Bastian n’est pas dupe sur les raisons de son contrat avec pokerstars (qui a duré de 2011 à 2015), elle qui a peu de résultats mais qui est plutot jolie, et assez populaire (elle s’est fait connaitre en participant à une emission de télé-réalité). Ilan Boujenah essuit quelques mauvaises rencontres, et se plaint d’un acharnement du sort contre lui. C’est classique. Quand à Julien Brécard, il est très concentré sur son mental, son calme, mais il lui manque sans doute un peu d’agressivité pour monter un stack et ne pas tout jouer sur un coin-flip.
Une belle promo -réalisée par le fameux Tapis Volant- de ce tournoi, au plus pres des joueurs.
On le regarde aujourd’hui avec un petit pincement au coeur puisque le dernier EPT Deauville a eu lieu en 2015.

Un docu disponible sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xz3pzy_live-in-deauville-le-film_sport

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Alien : Covenant

alien covenantOn sait à quoi s’attendre, et pourtant, comme d’habitude, ca marche. Michael Fassbender est parfait, les scènes dans l’espace sont très bien faites, l’implication grandissante de l’IA dans l’histoire n’est pas pour me déplaire. Bravo Ridley Scott.

OJ Simpson – made in america

oj simpson gantTableau complet sur OJ Simpson. Sa carrière de footballeur, le racisme et la brutalité policière aux états unis dans les années 1990, les disputes avec sa femme, le meurtre, et les différents procès.. jusqu’à sa condamnation..
Ce type est charmeur, charismatique, c’est un combattant, qui ne lâche pas prise.
Par contre, il n’est pas très réfléchi. Il agit à l’instinct, sans penser aux preuves qu’il laisse derrière lui, et dont la culpabilité saute aux yeux. De plus, il s’est fait roulé par des individus peu fiables qu’il a fait rentrer dans son cercle d’amis. Ce dernier méfait à Vegas -qui lui a valut sa condamnation- a tout d’un piège monté par un sale type qui a enregistré la scène à son issu dans le but de se faire de l’argent.
Le documentaire est un peu long (5 x1h30) mais éclaire beaucoup sur l’affaire OJ Simpson et le personnage.

Le génie des lieux : ENS – L’école de l’engagement à Paris

ENS - Marc crepon Reporte Arte sur l’Ecole Normale Supérieure, cet etablissement d’exception, accessible sur concours, une école d’excellence par laquelle son passé bon nombres des meilleurs enseignants et chercheurs français.
La liste des personnalités ayant frequenté cet établissement est impressionnante : Louis Pasteur, Henri Bergson, Jean-Paul Sartre, Pierre Bourdieu, Vladimir Jankélévitch, Simone Weil, Henri Maldiney, Jacques Merleau-Ponty, Michel Foucault, Alain Badiou, Jean-Luc Marion, Claude Romano, Raphaël Enthoven, Adèle Van Reeth, Raymond Aron, André Glucksmann, Gérard Miller, Alain Finkielkraut, Nicolas Demorand, Cédric Villani, Joseph Fourier, Évariste Galois, Étienne Ghys, Thomas Piketty..
Le documentaire évoque l’emulation intellectuelle entre les élèves, en prenant les exemples de Sartre et Aron, et en évoquant la communauté « Bourbaki » qui a révolutionné les maths modernes.
Il est aussi question d’engagement dans la société civile, plutôt de gauche, avec des étudiants qui viennent en aide à des réfugiés, des professeurs ayant leur carte au parti communiste (très populaire en France vers 1950), et mais évidement il y a aussi des contre-exemple, plus récents, comme Laurent Wauquiez.
On retiendra ce sujet du concours d’entrée 2015, qui tient en un mot : « Expliquer ».
Ca correspond bien à l’école, et aux disciplines comme la philosophie et les mathématiques, dont le but est de dérouler le monde.
Définitivement, une école qui donne envie de reprendre ses études !

Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

milleniumUn remake de Fincher, qui retrouve des thèmes qui lui sont chers comme la folie (Fight Club) ou le jeu des apparences (Lone Girl).
Ce thriller se demarque par sa dureté, avec une scène insupportable de viol et une scène de torture d’avantage psychologique que physique – le film est interdit aux moins de 16 ans.
Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi l’esthétique – la plastique de cette jeune gothique androgyne sans sourcils est de l’ordre du synthétique, elle a quelque chose de cybernétique.
Les rôles sont inversés, car c’est elle, la jeune fille frêle et introvertie en apparence, qui impose sa loi, et sauve « James Bond », l’homme froid, solide, et plus âgée qu’elle.
Encore une fois, Fincher nous apprend à nous mefier des apparences. C’est celui qui a l’air le plus frequentable de la famille qui est le plus tordu, c’est celle qui a l’air de ne pas s’attacher qui s’attache.
Quelques twist sont bien vus, mais dommage qu’on echappe pas au cliché du génie ultime en informatique, capable de pirater n’importe quel ordinateur, ou réseau, seule, en quelques heures…
Et surtout, cette violence nous laisse des images néfastes en tête.
Etait-ce vraiment nécessaire ?

Détour

detour gondryCourt metrage gentil. L’histoire est celle d’un départ en vacances. La famille au complet s’engage sur l’autoroute, mais c’est le drame lorsque le tricycle se détache et que la fillette perd son « meilleur ami ». Il faut s’appeler Gondry pour faire d’un tricycle un personnage à part entière, qui parvient à se mouvoir par plusieurs moyens, comme ce sac plastique qui s’accroche au guidon et lui permet d’exploiter la force du vent. C’est une bulle de 10min de simplicité, de bons sentiments.
De plus c’est filmé avec un téléphone, donc bravo. Avec Gondry le peu de moyen n’est pas un probleme, car les effets spéciaux sont toujours fait à la main, et c’est la créativité qui importe.