Brick

joseph-gordon-levitt-jeuneEnquête au lycée. Le jeune Joseph Gordon Levitt -vu dans Mysterious Skin- enquête sur la disparition de son ex Émilie de Ravin -qu’on retrouvera dans la série Lost. Certains jeunes acteurs (J.G.L. en tête) sont prometteurs et le style assez original. Des petits mots dans des casiers, des bagarres sur le parking de l’école, un passage dans le bureau du principal, le chef d’un gang qui vit chez sa mère.. Tout ça n’est guerre crédible, mais le scénario à tiroir est assez travaillé, et ça nous prouve que le budget importe peu quand on a l’envie.

Feast of friends

feast-of-friendsDocumentaire sur les Doors, tourné en 1968, produit par les Doors eux-mêmes. La caméra se fixe essentiellement sur l’hypnotique Jim Morrison, souvent accompagné des autres membres du groupe John Densmore (piano) et Robby Krieger (guitare).
Nous les suivons notament lors d’un concert où des fans se ruent sur scène tel des zombies, avec des policiers débordés qui tentent de les repousser. Ensuite une séance de répétition / improvisation, avec un piano, un canapé et des grouppies.
Et enfin une interprétention live de The End, où Jim Morrison nous fait son rituel scénique, tel un shaman, en transe, il chante, il crie, il danse (et il parle d’une mite égarée sur scène).
La consommation de drogue est source d’inspiration, très clairement, mais lorsqu’on le voit se redresser pour saluer à la fin du spectable, on se demande si il n’y a pas une part de simulation dans son état de transe.
Un personnage, une musique, une époque.

Platoon

platoon-sergent-eliasFilm de reference sur la guerre du vietnam. Réalisé par Oliver Stone,  sorti en 1985. Le jeune Charlie Sheen est debarqué au vietnam avec une poignée de jeunes recrues. Premieres images, l’avion qui vient de le déposer va charger les corps de soldats morts au combat avant de redecoler. Au fil des jours, ce jeune va s’endurcir face aux conditions de vie rudes dans la jungle, la peur de la rencontre avec l’ennemi, les camarades qui tombent. On voit aussi les injustices (meutres, viols) commis par les soldats américains, qui le mettent face a ses responsabilités d’homme.
Là bas, il n’y a pas de lois. On peut régler ses comptes soi-même, les âmes sensibles deviennent des assassins, et il n’est pas honteux d’être lâche si cela permet de survivre.
Un très bon film, a montrer a tous les gens qui ont des velléités belliqueuses et aux jeunes qui désirent s’engager dans l’armée sans avoir concience de ce que c’est vraiment, la guerre.

Tom à la ferme

tom-a-la-fermeTom à la ferme est thriller réalisé par Xavier Dolan, sorti en 2013, et adapté d’une pièce de théâtre Michel Marc Bouchard.
Xavier Dolan est un jeune homme dont le compagnon est décédé. Se rendant à son enterrement dans la campagne, il découvre la ferme dans lequel le defunt a grandit, son frère, dominateur, homophone et violent, et sa mère qui ignore la véritable orientation sexuelle de son fils disparu.
Dès les premières minutes avec ce plan aérien, et cet homme qui fume dans sa voiture en chantant sans que nous entendions sa voix, on perçoit que la fabrication des images est un art chez Dolan. Malheureusement l’histoire qui tourne au syndrome de Stockolm est peu crédible. J’ai du mal à croire qu’une oppression si brutale débouche sur une soumission amoureuse et sadomasochiste.  Même si j’ai apprécié certains détails (la victime qui devient bourreau, l’aliénation et l’oubli par le travail, le fou rire nerveux d’une mère au bord du gouffre) je n’ai pas accroché à ce thriller, car cette soumission volontaire m’a semblé de l’ordre du grotesque.
Dolan est bien meilleur lorsqu’il s’agit d’amour dans l’acceptation, comme dans Laurence Anyways (son chef d’oeuvre a mes yeux)

 

Tout de suite, maintenant

tout-de-suite-maintenantUn film français avec une intrigue mêlant histoire de famille, histoire d’amour, et conflits d’intérêt dans la haute finance. Le casting donne le premier rôle à Agathe Bonitzer, fille du réalisateur, pourquoi pas, mais dont les postures sont souvent trop passives (une voix frêle, elle baisse les yeux) pour une jeune femme qui est décrite comme prête à tous les coups bas pour gravir les échelons de son entreprise. Lambert Wilson est très bon en dirigeant hautain et manipulateur, Vincent Lacoste en jeune issu de la classe populaire aussi, bien qu’il colle davantage aux personnages de baba-cool comme dans Hippocrate, mais au niveau du scénario, ça manque de crédibilité.
On ne comprend pas vraiment que cette jeune femme pourtant futée ne cherche pas à en savoir davantage à propos du passé de son père. Elle constate rapidement qu’il y a un secret autour d’elle, mais elle n’entreprend aucune demarche auprès de son père pour en savoir plus..
On a beau être douée et ambitieuse, il est compliqué de gravir les échelons aussi rapidement, haute finance ou pas, avec ou sans coups bas.
Quant au titre, c’est la caricature du titre de film français : imagé, mais sans relation directe avec l’histoire en elle-même.
Un peu déçu donc, car le milieu de la haute finance m’intéresse, et avec ce casting il y avait du potentiel.

 

Lanceur d’alerte

lanceur-dalerte-les-parasitesCourt métrage (24 min) disponible sur youtube.
Un jeune adulte tombe par hasard sur un secret d’affaire compromettant : Une entreprise est de mèche avec l’état français pour s’accaparer une partie des ressources d’un pays avec lequel l’état va rentrer en guerre.
Il fait alors le choix de communiquer ce secret au public.
Ne trouvant de soutien ni chez les journalistes, ni chez wikileaks, il va devoir se débrouiller seul pour faire éclater cette information au grand jour, en échappant à un homme armé qui est à ces trousses.
Une fiction qui fait assez amateur dans l’ensemble, mais bien rythmé, et dont la cause est noble : nous faire prendre conscience qu’en France, aucune législation ne protège à ce jour les lanceurs d’alerte.

Sans assurer pleinement le droit à l’information du public, il ne peut y avoir de vraie démocratie

A tous ceux qui révèlent les vérités qui dérangent, risquant leur carrière, leur liberté, voire leur vie..