Hannah Arendt

hannah-arendt-proces-eichmann En Avril 1961 débute le procès du chef nazi Adolf Eichmann à Jérusalem. Hannah Arendt, philosophe allemande juive émigrée aux Etats-Unis en 1941, est envoyée sur place pour couvrir l’évenement.
Elle y élaborera son concept de « banalité du mal », estimant que Eichmann n’était pas « mauvais » par essence mais qu’il a fait son simple devoir de fonctionnaire, formaté par le système et la mentalité allemande de l’époque.
Cette théorique ouvrit une polémique, car beaucoup ont vu en Eichmann un menteur, profondement antisémite. A l’époque, il fallait surtout un bouc émissaire, et la théorie de Hannah Arendt le déculpabilisait un peu. De plus elle évoqua la responsabilité des JudenRat dans les déportations, ce dont personne ne voulait entendre parler.
Le film est intéressant pour les images d’archive, et on ressent bien que cette femme a dû lutter pour défendre ses idées face à la pression publique, la pression des médias, la pression de ses supérieures à l’université, la pression de ses amis. Les quelques flashback et la romance avec son ancien professeur Martin Heidegger fait par contre un peu niais.
En complément sur ce sujet, je conseille de voir le reportage « Hannah Arendt, Du devoir de la désobéissance civile ». On y voit des interviews de la « vraie » Hannah Arendt dont les propos sur le lavage de cerveux des régimes totalitaires sont malheureusement on ne peut plus d’actualité.

Tous les gouvernements mentent

trump-menteurDocumentaire sur la tendance inévitable au mensonge de la classe politique.
Ces mensonges sont relayés par les médias généralistes, détenus par de grands groupes industriels, qui ne soucient guerre de la vérité. Seuls les journalistes indépendants, qui n’ont aucune pression financière de leurs actionnaires ou de l’audimat, font aujourd’hui office de contre pouvoir.

Comme l’affirmait « Izzy » Stone (1907-1989), un grand journaliste impliqué notament contre la guerre du Vietnam :

Le journalisme, c’est écrire la vérité, défendre les faibles contre les puissants, se battre pour la justice, offrir une perspective d’espoir face aux haines et aux terribles craintes de l’humanité, dans le but de créer un jour un monde où les hommes apprécieront les différences au sein de l’espèce humaine au lieu de s’entretuer en leur nom.

Sous tes doigts

sous-tes-doigts-animationCourt métrage d’animation.
Une jeune fille citadine retrace l’histoire de sa grand mère, vietnamienne, venue en France suite à la guerre d’Indochine, et hébergée dans le camp de Sainte Livrade dans le lot.
Les effets de fumée montrent bien la colère d’une jeunesse de quartier au style hip hop, qu’on compare/relie à la vie difficile d’une jeune fille 60 ans plus tôt, mère célibataire qui a quitté son pays natal, et élevée seule sa fille. Un courage et une humilité qui force le respect.
Plus d’infos sur ce camp ayant receuilli des oubliés d’indochines : http://www.rapatries-vietnam.org/oublies-indochine.php

Brick

joseph-gordon-levitt-jeuneEnquête au lycée. Le jeune Joseph Gordon Levitt -vu dans Mysterious Skin- enquête sur la disparition de son ex Émilie de Ravin -qu’on retrouvera dans la série Lost. Certains jeunes acteurs (J.G.L. en tête) sont prometteurs et le style assez original. Des petits mots dans des casiers, des bagarres sur le parking de l’école, un passage dans le bureau du principal, le chef d’un gang qui vit chez sa mère.. Tout ça n’est guerre crédible, mais le scénario à tiroir est assez travaillé, et ça nous prouve que le budget importe peu quand on a l’envie.

Feast of friends

feast-of-friendsDocumentaire sur les Doors, tourné en 1968, produit par les Doors eux-mêmes. La caméra se fixe essentiellement sur l’hypnotique Jim Morrison, souvent accompagné des autres membres du groupe John Densmore (piano) et Robby Krieger (guitare).
Nous les suivons notament lors d’un concert où des fans se ruent sur scène tel des zombies, avec des policiers débordés qui tentent de les repousser. Ensuite une séance de répétition / improvisation, avec un piano, un canapé et des grouppies.
Et enfin une interprétention live de The End, où Jim Morrison nous fait son rituel scénique, tel un shaman, en transe, il chante, il crie, il danse (et il parle d’une mite égarée sur scène).
La consommation de drogue est source d’inspiration, très clairement, mais lorsqu’on le voit se redresser pour saluer à la fin du spectable, on se demande si il n’y a pas une part de simulation dans son état de transe.
Un personnage, une musique, une époque.

Platoon

platoon-sergent-eliasFilm de reference sur la guerre du vietnam. Réalisé par Oliver Stone,  sorti en 1985. Le jeune Charlie Sheen est debarqué au vietnam avec une poignée de jeunes recrues. Premieres images, l’avion qui vient de le déposer va charger les corps de soldats morts au combat avant de redecoler. Au fil des jours, ce jeune va s’endurcir face aux conditions de vie rudes dans la jungle, la peur de la rencontre avec l’ennemi, les camarades qui tombent. On voit aussi les injustices (meutres, viols) commis par les soldats américains, qui le mettent face a ses responsabilités d’homme.
Là bas, il n’y a pas de lois. On peut régler ses comptes soi-même, les âmes sensibles deviennent des assassins, et il n’est pas honteux d’être lâche si cela permet de survivre.
Un très bon film, a montrer a tous les gens qui ont des velléités belliqueuses et aux jeunes qui désirent s’engager dans l’armée sans avoir concience de ce que c’est vraiment, la guerre.